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 Sylvie PELARD

Psychanalyste

Psychothérapie analytique

Adultes - Adolescents - Couples

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Qui a peur du grand méchant psy?

Posté le 02/04/2026

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Le psy ça fait peur. Peu de personnes sont prêtes à aller consulter spontanément un psy....
2026-04-02T00:00:00+02:00

Le psy ça fait peur. Peu de personnes sont prêtes à aller consulter spontanément un psy. La première réaction est : « je ne suis pas fou », comme si les psy ne s’occupaient que des fous. Mais quand il s’agit d’aller voir un psychanalyste, alors là ! Ce n’est plus de la peur mais de la panique. 

Les psychanalystes, c’est bien connu, sont des gens bizarres, qui ne parlent jamais, qui lisent vos pensées sans que vous vous en rendiez compte, qui manipulent votre cerveau à votre insu, qui relient tout au sexe et qui, probablement forment une secte. 

Je vais essayer de mettre de l’ordre dans tout ça et de vous montrer que les psychanalystes sont des gens normaux et tout à fait fréquentables. 

D’abord la secte. Je suis désolée de vous décevoir mais je ne passe pas mes nuits à m’agiter avec mes confrères autour d’une marmite où nous ferions bouillir des crapauds, en chantant des incantations destinées à célébrer notre grand maître Freud.. Dans ce cas, il serait urgent que nous consultions 

Plus sérieusement, si les psychanalystes se rencontrent parfois, c’est pour échanger sur leur travail, leurs difficultés éventuelles, les progrès scientifiques qui aident à mieux comprendre l’évolution de leur spécialité. Aucun de nous n’a la science infuse et il est important d’échanger avec les autres (et pas seulement des psychanalystes) pour progresser. 

Contrairement à ce que croient ses détracteurs, la psychanalyse n’est pas figée dans son passé. Au contraire elle évolue, comme toutes les sciences, au fil du temps et des découvertes scientifiques. D’ailleurs, à lire ses farouches opposants, on s’aperçoit que ce n’est pas tant la psychanalyse que Freud qui est contesté. C’est exactement ce que dit Michel Onfray dans son pavé anti freudien de 600 pages «Le crépuscule d’une idole». Il reproche à Freud d’avoir construit la psychanalyse à partir de son autoanalyse et d’en avoir tiré une application universelle. Il lui reproche également d’avoir commis des erreurs et de s’être trompé sur certains points. Oui, Freud n’est pas parfait. Mais, comme tous les chercheurs, il a exploré des pistes qui n’ont abouti à rien, il a construit des hypothèses qui se sont révélées fausses et qu’il a parfois corrigées de lui-même. Tous les chercheurs, dans tous les domaines, connaissent ce phénomène : partir d’une intime conviction et aboutir à quelque chose de complètement différent, voire contradictoire. Cela s’appelle la sérendipité qui qualifie le fait de trouver quelque chose que l’on ne cherchait pas. 

Comme si son livre ne suffisait pas, Michel Onfray publie ensuite «Apostille» sous-titré « pour une psychanalyse non freudienne ».où l’auteur admet l’existence de l’inconscient et d’une psychanalyse non freudienne. Michel Onfray propose des pistes pour sauver la psychanalyse (en citant des auteurs comme Politzer ou Sartre, qui sont, c’est bien connu, de grands psychanalystes !) et en proposant de s’appuyer sur l’éthologie, les neurosciences ou la biologie moléculaire. 

Il suffira de dire que la psychanalyse n’a pas attendu Michel Onfray pour avancer, se construire et parfois, lorsque cela était nécessaire, modifier, contredire certaines idées freudiennes. En effet, depuis longtemps les psychanalystes savent lire et intégrer des auteurs non psychanalystes. De même, bien avant Michel Onfray, Boris Cyrulnik plaide pour les apports proposés par l’éthologie et les neurosciences. Il rappelle même, dans une de ses interventions, que Spitz (1887-1974) mentionnait très souvent l’éthologie dans son œuvre. 

Les attaques contre la psychanalyse ne datent pas d’hier, mais, malgré cela, la psychanalyse progresse et se réinvente. Il suffit de lire, par exemple « L’histoire de la psychanalyse en France » d‘Élisabeth Roudinesco, pour s’en convaincre. Dans cet ouvrage l’historienne-psychanalyste montre les nombreux combats qui ont agités les milieux psychanalytiques, les contradictions et les erreurs de certains qui n’étaient pas forcement les moins en vues. On y découvre que l’opposition à Freud sur certains sujets était forte et parfois fondée. 

C’est justement parce que la psychanalyse n’est pas une matière inerte, parce que de nombreux auteurs (qui ne sont d’ailleurs pas tous que des psychanalystes) la font vivre par leurs recherches, leurs hypothèses, qu’elle est toujours d’actualité. 

Est-ce que certains psychanalystes se sont trompés et ont divulgués des théories fausses ? Oui, bien sur. Mais ces erreurs ont été combattues et corrigées. C’est ainsi que vivent les sciences. Vous rappelez-vous toutes les stupidités, dont certaines pouvaient mettre la vie des gens en danger, qui ont été proférées lors de l’épidémie de COVID-19  par des spécialistes reconnus au plan mondial ? Je veux croire que ces auteurs se sont trompés de bonne foi et qu’ils ont cru avoir fait la découverte du siècle, malgré leur extraordinaire bagage intellectuel et les énormes moyens financiers et technologiques mis à leur disposition. Ce type d’erreur peut exister dans tous les domaines et, en particulier dans celui de la psychanalyse qui, certes ne manque pas de cerveaux, mais dont les moyens financiers sont limités. 

Il y a ceux qui clament : « Je ne crois pas à la psychanalyse ». Mais la psychanalyse n’est pas une religion ! Encore une fois, les psychanalystes ne passent pas leur vie à prier Saint-Freud. On lui reproche de ne pas apporter de preuve de son efficacité. Mais dans le même temps, on se précipite vers des thérapeutiques non démontrées, voire dangereuses quand la panique cède le pas à la raison comme dans le cas du Covid-19 cité plus haut. Pendant longtemps la science n’a pas su montrer l’efficacité de la psychanalyse. Mais, depuis une vingtaine d’années, de nombreuses études ont montré que les psychothérapies analytiques sont aussi efficaces que les psychothérapies cognitivo-comportementales. Certains auteurs indiquent même que, dans le cas de la dépression, les psychothérapies (dont les psychothérapies analytiques) sont au moins aussi efficaces que les antidépresseurs sans en avoir les effets secondaires. 

Ce dernier élément peut même nous faire rêver un peu. Est-ce que, pour soigner les pathologies mentales, la médecine ne devrait pas s’intéresser plus aux psychothérapies plutôt que de chercher à tout prix (avec l’aide active de l’industrie pharmaceutique) le médicament miracle, sous prétexte que tout se résout par la chimie ? 

Pour conclure, il me semble qu’une véritable politique de santé mentale consisterait à inciter ceux qui en ont besoin, à se tourner vers les psychothérapies plutôt que de rechercher l’apaisement dans les réseaux sociaux, les coachings ou autres pratiques magiques ou bien dans des médications qui parfois arrivent à masquer le symptôme, mais ne traitent pas la cause. Ce n’est pas le remboursement de quelques séances chez quelques psychologues qui résoudra le problème. Il appartient peut-être aux médecins généralistes, pivots de notre système de santé, de se mobiliser (c’est à dire d’être eux-mêmes convaincus) pour aider les patients à mieux s’orienter. Pour balayer devant notre porte, il appartient aussi, aux professionnels de la santé mentale, d’être présents auprès du public et de montrer ce qu’ils savent faire. Qui, mieux que les soignants, peuvent dire ce qui est bon pour leurs patients ? Certainement pas l’état !

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